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Hausse du prix des intrants

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L'importance de la gestion des concentrés dans les exploitations laitières

Une simulation de l'évolution des charges a été réalisée à partir de la base de données des fermes de références bovins lait en Rhône-Alpes (Réseau Inosys Institut de l'Elevage – Chambres d'Agriculture), les données de base étant issues de l'année 2020.

Trois hypothèses ont été calculées pour cette hausse :

  • une hypothèse basse tenant compte des prix fin 2021 (avant le début du conflit en Ukraine mais avec déjà une hausse des prix)-
  • une hypothèse haute (prix actuels)
  • une hypothèse moyenne tenant compte de l'évolution des indices IPAMPA sur une période de 12 mois.

Globalement, on s’aperçoit sans surprise que, dans tous les cas, les systèmes herbagers sont moins impactés que les systèmes herbe/maïs (l’évolution étant appliquée à tous les concentrés achetés hors CMV, poudres et coproduits).

Une moyenne de ces trois hypothèses a également été réalisée. On voit ainsi que les aliments pèsent pour 60% des évolutions, les engrais pour 16% et le carburant pour 24%. Attention cela s'applique à des exploitations spécialisées lait (l'impact est bien sûr différent s'il y a d'autres ateliers : grandes cultures, noix…).

Un zoom a été réalisé sur la consommation en concentrés par litre de lait (avec l'hypothèse forte de hausse de charges) :

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Le graphique montre l'augmentation du coût en concentrés en fonction de leur consommation pour produire 1 000 litres de lait (en abscisses : concentrés utilisés en g/l – en ordonnées : augmentation de la charge en € / 1000 litres).

Le résultat est très parlant ! Ainsi parmi les pistes pour limiter les pertes de revenu : ajuster les consommations de concentrés. Ceux qui sont très bas s’en sortent mieux.

La recherche d’autonomie est sans doute une autre piste aujourd’hui. Quand on sait que les systèmes herbagers sont plus facilement autonomes en consommant des céréales, il est logique que ces systèmes s’en sortent mieux !

La réduction des concentrés passe par des fourrages de qualité distribués à volonté, mais aussi le pâturage de printemps quand il est possible : l’herbe pâturée au bon stade a toujours une meilleure valeur UF PDI que l’herbe conservée, sachant également que le pâturage permet aussi de faire des économies de carburant, la gueule des vaches remplaçant la faucheuse et l’ensileuse et l’arrière-train faisant l’épandeur à fumier.


Contact
Audrey Vigoureux
06 50 03 73 52
audrey.vigoureux@isere.chambagri.fr